Un bad buzz ni plus ni moins qu’une opération marketing qui n’a pas fonctionné. Le bad buzz peut être désastreux car il se répand comme une traînée de poudre et au vu de la vitesse à laquelle les vidéos, articles et autres documents sont partagés aujourd’hui, il est pour ainsi dire impossible d’échapper à l’effet néfaste d’un bad buzz. C’est sans doute pour cette raison que de plus en plus d’entreprises font appel à des agences de branding. De cette façon, ils ont sûrs que l’image de la marque n’aura que très peu de chances d’être entachée et que les campagnes ou slogans suivront une ligne éditoriale fiable et cohérente pour le public.

Le bad buzz apparaît d’abord et surtout sur Internet (notamment grâce au succès des réseaux sociaux). Qu’il découle d’un phénomène de marketing viral ou de bouche-à-oreille, le bad buzz est toujours néfaste à la marque qui en subit les conséquences.

Un exemple de bad buzz est né sur YouTube et c’est la marque Kryptonite, fabriquant des cadenas pour vélos. A l’origine, il s’agissait simplement d’un client qui a décidé d’envoyer une lettre de réclamation à la société après avoir remarqué qu’il était possible d’ouvrir le cadenas à l’aide d’un simple stylo. Kryptonite n’ayant pas fait cas de la plainte reçue, l’utilisateur a décidé de faire une vidéo visant à montrer à tous l’inefficacité du cadenas. Il n’a fallu que dix jours pour que tous ceux qui disposaient du même système antivol fassent le test en se filmant et il n’a pas fallu plus longtemps avant que l’entreprise ne rappelle l’ensemble de ses produits. Voir ici la vidéo du bad buzz en question.

Autre bad buzz répertorié : celui de Poweo. Dans cette vidéo animée, le fournisseur d’électricité met en scène un athlète avec la question suivante : « Où Sébastien Chabal va-t-il puiser toute cette énergie ? » et y répond en montrant le rugbyman mettre les doigts dans une prise alimentée par Poweo et être ensuite revigoré. Très vite les parents se sont indignés et la firme s’est vue vivement critiquée et traitée d’irresponsable.

Cependant, il existe aussi de bons buzz et la marque de bière Heineken en est un très bon exemple. En effet, Heineken a organisé un faux événement visant à empêcher près de 1200 supporters italiens le soir du match opposant le Milan AC et le Real Madrid. Vidéo remplie d’humour, la marque a remarqué que de plus en plus de femmes regardent les matchs de foot en compagnie de leur mari, rendant ainsi cet acte un peu moins viril. C’est pourquoi, des complices féminines (femmes, amies, sœurs, patrons) ont dû demander à leur époux, frère, ami, employé d’assister avec elles à un concert de musique classique qui aurait lieu le soir du match tant attendu. Même des journalistes ont été conviés et/ou piégés ainsi que des étudiants se devaient de rater l’événement pour assister au concert. Après 15 minutes, la supercherie a été révélée, et tous ont pu voir le match depuis la salle où tout a été organisé. L’opération a été vue plus d’un million de fois sur SkySports, 10 millions de vues dans la presse et près de 5 millions de visiteurs sur le site web dans les deux semaines qui ont suivi.